Le partage mondial de données repousse les frontières de la science
Les scientifiques du monde entier cherchent des indices révélateurs sur la naissance de l’univers parmi l’avalanche de données issues de l’accélérateur de particules du CERN. Pour que les scientifiques puissent consulter ces dernières, on a besoin d’un réseau international d’ordinateurs tel que le milieu de la recherche n’a encore jamais connu.
La quête du « boson de Higgs », cette particule ésotérique, ainsi que d’une réponse à d’autres mystères de la physique, a débouché sur une collaboration sans précédent. Partout sur la planète, des milliers de scientifiques rassemblent, échangent et analysent simultanément les incroyables flux d’informations qui émanent du puissant accélérateur exploité par le CERN, le laboratoire européen de physique des particules.
Le CERN abrite le Grand collisionneur de hadrons, énorme machine dans laquelle les protons à haute énergie se heurtent pour engendrer des particules exotiques – minuscules poussières qui ne vivent qu’un infime instant et qui se fragmentent elles-mêmes en particules plus petites. Ces collisions imitent en miniature les réactions survenues immédiatement après le big-bang et devraient nous fournir des indices précieux sur les premiers instants de l’univers.


Pépinières d’étoiles
Ken Tapping, le 29 août 2012
Pour voir d’excellentes photos illustrant notre propos de la semaine, voyez les images des galaxies Messier 33 et Messier 51 sur le site Web du télescope Canada-France-Hawaï (TCFH). Ces illustrations et d’autres montrent bien la qualité des photos que permettent de réaliser les observatoires terrestres, pourvu qu’ils disposent d’appareils d’optique et d’imagerie à la fine pointe de la technologie. L’adresse du site est http://www.cfht.hawaii.edu/fr/.
Notre système, qui comprend le Soleil, les planètes – dont la nôtre – et une foule d’objets, n’est qu’un microscopique grain de sable dans l’immense spirale galactique que nous appelons « Voie lactée ». Cette dernière renferme des milliards d’étoiles et de planètes. Les images prises avec les télescopes comme le TCFH nous donnent une idée du trésor de bijoux cosmiques qui nous sert d’écrin. Malheureusement, d’où nous nous trouvons, c’est-à-dire nettement à l’intérieur de la galaxie, il est très difficile d’avoir une vue d’ensemble de celle-ci et de ce qui s’y passe. Des projets comme l’Étude canadienne du plan galactique nous en apprennent davantage sur les évènements qui se produisent dans notre voisinage immédiat (qui dans la série Star Trek correspond au quadrant Alpha) et à ses environs; c’est à peu près tout ce que l’on peut voir de la Terre.
Pépinières d’étoiles